Sophie Sainrapt « fait son droit », obtient un DEA d’Etudes Politiques tandis que, de 1988 à 1994, elle se forme à la peinture et à la sculpture chez Hashpa et Alain Marie avec qui elle découvre le métier, le vrai. Son expression artistique se tourne essentiellement vers la représentation du corps féminin.
Elle ajoute le crayon, le fusain et les matériaux liquides à sa palette. L’huile arrivera bien plus tard avec EmmanuelleRenard. Elle développera de plus en plus son travail sur le nu, la sensualité et l’érotisme. Au début des années 2000, grâce à la rencontre de Pascal Gauvard et Nicolas du Mesnil du Buisson, fondateurs de l’Atelier Pasnic tous deux décédés en 2019, Sophie découvre le monotype. Son imagination déborde, s’enflamme, et elle expérimente toutes sortes de techniques de gravure, des plus anciennes aux plus modernes.
Sa palette continue de s’enrichir de couleurs chaudes : orange, pourpre, jaune indien, qui explosent et transcendent le nu. Plusieurs séries de lavis, peintures et fusains déclineront son thème favori : les femmes. En 2013, l’ exposition « Le printemps des femmes » fait sortir Sophie de son atelier. Cet événement lui fera faire deux rencontres déterminantes : L’œil de la femme à Barbe, galerie nomade et Zhang Lala , modèle Chinoise de sa série « Femmes du monde ».
En 2004, son voyage en Transsibérien avec son mari Pascal Aubier fut une expérience fondatrice à la fois intime, artistique et symbolique. Son séjour en Chine et sa rencontre avec le peintre Yuliang Guan bouleverseront sa pratique artistique entre érotisme occidental et spiritualité orientale.
Plusieurs de ses œuvres ont également rejoint des collections publiques.
